Notre commentaire porte sur un texte d’Aimé Césaire , in Les Temps Modernes, mars-avril 1956.L’auteur y analyse la Conférence de Bandoeng et sa portée. Nous allons tenter de répondre aux différentes questions.
1/ L’auteur Aimé Césaire est un écrivain et homme politique martiniquais contemporain. Il a joué un rôle de premier plan dans le mouvement de la Négritude.
2/ La Conférence de Bandoeng a été marquée par la présence de fortes personnalités parmi lesquelles le Premier ministre indien Nehru, le Premier Ministre chinois Chou En Laï, le Président de la République d’Égypte Nasser.
3/ La Conférence de Bandoeng a pris en charge les préoccupations de l’Afrique et de l’Asie.( Conférence afro-asiatique)
4/ A Bandoeng, les participants ont affirmé leur volonté de combattre le colonialisme.
5/ L’auteur oppose ici deux conférences majeures marquées par des contextes différents. Celle de Berlin de 1885 a été organisée par une Europe hégémonique, impérialiste tandis que celle de Bandoeng de 1955 est la première tentative des peuples afro-asiatiques de prendre leur destin en main une décennie après la fin de la première guerre mondiale. En moins d’un siècle l’Europe n’inspire plus la crainte mais elle fait figure d’accusé.
6/ Avant Bandoeng, le monde est divisé en deux blocs rivaux (capitaliste, socialiste).C’est la Conférence de Bandoeng qui en créant une 3e voie, celle du neutralisme positif a mis fin à la bipolarisation du monde. Elle marque ainsi la naissance du tiers-monde dont l’évolution est jalonnée par d’autres organisations comme celle des non -alignés.
Conclusion:
La Conférence de Bandoeng marque « la fin du complexe d’infériorité des peuples de couleur » selon L.S.Senghor. Cependant, sa portée est plus symbolique que réelle.