Notre commentaire porte sur un extrait d’un article paru dans l’Express du 16-22 septembre 1993.Nous allons d’abord donner un titre au texte, présenter les deux personnalités, ensuite dégager le contexte historique et enfin identifier les obstacles à la paix et expliquer leur radicalisme.
1/ Le titre que nous proposons est : L’accord d’Oslo I
2/ Les deux personnalités qui se serrent la main sont : Yitzhak Rabin, général et homme politique israélien. Artisan des accords d’Oslo, il reçoit le prix Nobel de la paix en 1994 mais est assassiné l’année suivante. La deuxième grande figure est Yasser Arafat, homme politique palestinien, chef de l’OLP, artisan des accords de 1993, récipiendaire du prix Nobel de la paix en 1994, président du Conseil de l’autorité palestinienne jusqu’à sa mort.
3/ En 1987, les palestiniens des territoires occupés se soulèvent contre l’occupation israélienne et déclenchent l’Intifada ou la « Révolte des pierres ». Cependant en 1988, le Conseil national de l’OLP à Alger accepte la résolution 242 de l’ONU, renonce au terrorisme et reconnaît Israël. La situation dans la région va évoluer favorablement vers une solution négociée grâce aux actions diplomatiques menées par l’URSS, les Etats-Unis, l’ONU, la CEE, le Conseil de Coopération du Golfe...C’est dans cette dynamique qu’est organisée la Conférence de Madrid en 1991 qui sera suivie plus tard des négociations de Norvège en 1993 couronnées par l’accord d’Oslo I ou accord de Washington signé le 13 septembre 1993 sous le parrainage du président américain Bill Clinton.
4/ Les obstacles à la paix sont le Hamas dans le camp palestinien et les colons dans le camp israélien. Le radicalisme du mouvement intégriste palestinien HAMAS s’explique par la violence et la terreur de l’occupation israélienne. Il s’explique aussi par le refus d’Israël d’accorder des concessions et de respecter ses engagements, par l’indifférence de la communauté internationale et le soutien aveugle des Etats –Unis à Israël. Pour le Hamas, la seule alternative est la confrontation. L’intransigeance des colons israéliens est alimentée par la peur d’un environnement arabe de plus en plus hostile. Les colons sont aussi victimes de leurs convictions religieuses.
Ce texte d’une dizaine de lignes ne présente aucune difficulté majeure. Il montre toute la difficulté à trouver une solution durable à la question palestinienne. Les obstacles au processus de paix sont à rechercher dans la haine emmagasinée dans les deux communautés.